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Concert VS Cancer SuboticaConcert à la Cave Belge

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Concert à la Cave Belge – Concert VS Cancer

Source : Zikronik

Comme un avertissement, le groupe habitué à donner dans le dur prévient que la prestation risque d’enflammer les tympans des ouailles de la Cave.

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Que retiendra-t-on de l’éminentissime prestation de Subotica à la Cave dans cette série de concerts contre le cancer ? Le respect pour nos oreilles ou la brillante performance réalisée avec le puissant désir de partager un moment de folie ? Et si je vous disais que pendant les 45 minutes qu’a duré le concert j’ai complètement décollé ? Belle mission d’ouvrir le bal en introduction du géant Laurent Beaumont. Heureusement, ce n’est pas leur premier coup d’essai. En m’entretenant avec le bassiste à la fin du concert, j’apprends que ce n’est pas un groupe de jeunes premiers, et qu’ils ont tous une excellente situation professionnelle (ce qui donnera du grain à moudre à tout les musiciens qui pensent tout arrêter pour vivre de leur art). A bon entendeur!

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Avant d’être au courant de ces détails, je me suis installé comme j’ai pu dans un coin de la salle archi-bondée pour assister au Live. Et à mesure qu’ils envoyaient la sauce, j’en oubliais presque ma situation. D’une extraordinaire qualité, le son est venu frapper nos ouïes et nous servir sur un plateau d’argent une musique travaillée avec talent. Doucement, dangereusement, terriblement, les textes vous frappent à la « gueule » comme des coups de poings donnés avec rage.

C’est bien simple, les mots jonglent entre poésie et revendication. On ressent cette patte que seule vous confère l’expérience ou la promesse d’un talent de génie à un âge où normalement seules l’acné et les filles obsèdent la conscience. Et ce charisme ! Ils se dégage tellement de virilité de la scène, elle sue la maîtrise du rock masculin qui a mûri des années durant dans des caves, pour se révéler au grand jour sous les projos, au grand dam des pierres suintantes de Bordeaux. Pour ma part, je ressens des influences Noir Désir, du rock français pur et dur avec une once de mal-être que diluent des textes remarquablement élaborés. Est-ce dû à l’ensemble ? Au talent vocal ? Instrumental peut-être ? C’est ce que nous allons voir.

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Le batteur est un vrai tueur ! Oui, je préfère vous le dire tout de go pour qu’il n’y ait aucune équivoque. Il est bon, il a l’air de le savoir, mais il nous en met plein la vue sans le vouloir pourtant. C’est un jeu propre, perfectionniste et riche. J’apprendrais plus tard de son ami bassiste qu’il a tourné dans de grandes formations, qu’il s’est même exporté, bref ce n’est pas un simple acharné de la grosse caisse. Du coup, le line-up peut se reposer sur ses épaules. C’est comme ça qu’on assiste à des lignes de basses puissantes et efficaces, à une seconde guitare bien en place, posée avec simplicité, venant appuyer les riffs balancés avec maîtrise et application par la lead guitare soutenue par le chanteur.

Ce fameux chanteur, très grand par ailleurs, en impose pas mal. Je suis assez grand pour ceux qui ne le savent pas. Et pourtant, en fumant une cigarette avec lui après le concert, je me suis senti tout petit… presque vulnérable… Mais non ! Qu’est-ce-que vous croyez ? J’ai de la
barbe !

Bref, ce gaillard est phénoménal sur scène. Il se dégage un charisme incroyable, on sent qu’il gère son univers, il articule parfaitement ses textes, maîtrisant certaines incontinences verbales à une vitesse qui rappelle étrangement « Lost », « Un homme pressé » ou encore « Un jour en France », le tout agrémenté de lignes de chant originales, douces et abruptes à la fois.

Certains textes d’ailleurs me font penser au premier album de Damien Saez, avec cette façon de vous plonger dans un univers incertain qui vous met presque mal à l’aise. L’instrumentalisation est parfaite, irréprochable et c’est avec brio que le groupe mène une set-list excellente de bout en bout.

Je vous dirais mieux, on est presque déçu quand la musique se tait et qu’une salve d’applaudissement met fin au concert. On aimerait revenir en arrière, et que cet « applause » annonce le début du show, comme un avertissement.

 
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Avec mes respects,
Rock On!

Stivheineken, le 07/04/2009
 

 

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